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Jeudi 19 janvier «En chemin de prière…»

La Parole et l’Eucharistie

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Je ne vous ai pas encore parlé du soleil des exercices spirituels : le très saint, très sacré, très souverain sacrifice et sacrement de la Messe, centre de la religion chrétienne, cœur de la vie spirituelle, âme de toute piété, mystère ineffable, abîme de la divine charité, par lequel Dieu s’unit réellement à nous et nous communique ses grâces et ses faveurs avec magnificence .Faites tout ce que vous pouvez pour participer à la sainte Messe afin, avec le prêtre, d’offrir à Dieu son Père le sacrifice de votre Rédempteur, pour vous et pour toute l’Eglise….Je le dis une fois pour toutes : on puise toujours plus de grâces et de consolations dans les offices publics de l’Eglise que dans les dévotions personnelles. Dieu le veut ainsi pour que la communion prévale sur le bien particulier. Faisons notre possible pour y participer ; ils sont l’occasion de rendre gloire à Dieu en Eglise.

 

 

Aimez la PAROLE de Dieu. Que vous la lisiez seul, ou l’entendiez proclamer à l’Eglise, écoutez-la toujours attentivement et respectueusement. Faites- en votre profit. Ne la laissez pas se perdre. Recevez-la dans votre cœur comme un baume précieux. Ainsi faisait Marie, qui conservait dans le sien toutes les paroles de son divin Fils.

 

 

Très humblement, avec une grande confiance, vous recevrez la Sainte Communion, le Pain de Vie qui vous nourrit d’immortalité. Vous recevrez, le cœur plein de joie, de foi, d’espérance et de charité Celui en qui vous croyez et espérez, celui que vous aimez, par qui vous aimez, et pour qui vous aimez. Imaginez une abeille, ayant recueilli sur les fleurs la rosée du ciel et le suc le plus délicieux de la terre, qui les porte en sa ruche et en fait son miel. Ainsi, vous, recevant le Sauveur du monde, le vrai Fils de Dieu, rosée venue du ciel, vrai Fils de la Vierge, fleur sortie de la terre de notre humanité, l’ayant reçu, enflammez votre cœur, adorez, Il est pour votre bonheur, contemplez, faites-lui tout l’accueil que vous pouvez. De tout ce que le Seigneur fait pour nous, il n’est rien qu’il ne fasse avec plus d’amour, ni plus de tendresse : Il se fait nourriture, pour ainsi dire Il s’anéantit, pour pénétrer nos âmes et s’unir intimement au cœur et au corps de ses fidèles….L’hiver, les lièvres de nos montagnes deviennent blancs parce qu’ils ne voient et ne mangent que de la neige ; vous à force d’adorer et de manger la beauté, la bonté et la pureté de ce divin Sacrement, vous deviendrez  bonne, belle et pure.

 

Finalement, Saint François nous dit qu’on ne peut pas être chrétien tout seul ! Cela évoque une homélie de Mgr Ghirard lors d’une confirmation. Il y comparait la vie chrétienne à la traversée du désert :

  • On ne peut pas s’y aventurer à l’aveuglette, on a besoin de cartes, de boussole. Ce que la Parole peut représenter.
  • On a besoin de haltes, d’oasis, ce que sont pour le chrétien la prière, les rencontres de divers mouvements, les messes, les retraites…
  • On a besoin de ne pas être tout seul pour ne pas se perdre ou tourner en rond : soit se retrouver pour faire Eglise.

La messe est la prière complète : demande, adoration, louange, nourriture.

La messe c’est le centre : on fait communauté, on prie avec tous ceux qui sont présents, qu’on ne connait pas forcément, en union avec les absents.

Les belles expressions de Saint François « soleil des exercices spirituels, cœur de la vie, abîme de la divine charité » confortent dans le désir de mieux participer à l’Eucharistie.

Le « baume précieux » de la Parole, qu’il ne faut pas laisser perdre, quel écho avec le travail du Synode qui invite à être disciples-missionnaires.

Saluons les initiatives locales pour rejoindre les gens là où ils sont : la messe à la chapelle du Carmel un vendredi midi par mois, les pauses spirituelles proposées à la cathédrale lors des temps forts du Carême ou de l’Avent… Je remercie Dieu de pouvoir participer à la messe tous les dimanches et je prie pour ceux qui, en raison de leur santé, de l’éloignement, ne peuvent y participer.

 

« L’espérance est mère du désir, car ce qu’on espère, on le désire. »

 

 

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