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Samedi 14 janvier «En chemin de prière…»

Au fil de la journée

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On se retire en Dieu parce qu’on le désire ; exprimez souvent votre soif de Dieu par de brefs mais ardents élans du cœur. Admirez sa beauté, invoquez son aide, jetez-vous en esprit au pied de la croix, adorez sa bonté, donnez- lui votre âme. Fixez votre regard intérieur sur sa douceur, tendez-lui la main comme un petit enfant à son père, afin qu’il vous conduise ; respirez-le comme un bouquet délicieux que vous tiendriez sur votre sein ; piquez-le en votre âme comme un étendard. Frappez ainsi votre cœur de mille manières et faites-en jaillir un amour tendre et passionné pour votre Dieu. Si notre esprit vit habituellement dans la familiarité et l’intimité de Dieu, il sera comme parfumé des perfections de Dieu. Cet exercice, je vous l’assure, n’est pas difficile, car il peut se glisser dans toutes nos affaires ou nos occupations, sans les gêner en rien. Soit en nous recueillant, soit par quelques invocations lancées vers Dieu comme autant de jets d’amour de notre cœur…Pour réjouir son cœur te rafraîchir sa bouche, le pèlerin s’arrête bien quelques instants pour boire un peu de vin. Il n’interrompt pas pour autant son voyage. Il reprend ainsi des forces, marchera plus vite, et arrivera plus tôt. Il ne s’arrête que pour mieux aller….Ne vous astreignez pas à des paroles toutes faites. De bouche ou de cœur, dites celles que l’amour vous suggère dans l’instant. L’amour vous en fournira autant que vous voulez ; les amoureux qui aiment d’un amour humain ne cessent de penser à la personne qu’ils aiment ; pour elle leur cœur déborde et leur bouche est remplie de louanges. Ainsi, ceux qui aiment Dieu ne peuvent cesser de penser à Lui, de respirer pour Lui, d’aspirer à Lui, de parler de Lui.

 

« Par ce qu’on le désire » : c’est donc un acte de volonté. Les cloches qui sonnent l’heure peuvent être l’occasion de se mettre rapidement sous le regard de Dieu.

Différents styles nous sont proposés : la beauté, la bonté de Dieu, la croix, la demande d’aide, mais toujours comme un petit enfant : sans calcul, avec une confiance absolue.

La contemplation des églises peut être une forme de prière : comment elles ont été construites et constater que vitraux, sculptures, sont un témoignage de foi.

Très simplement on peut réciter le bénédicité avant le repas.

Au fil de la journée, « je respire Dieu comme un bouquet délicieux », j’admire sa beauté en sa création, dans les actes de bonté, de solidarité de mes frères, je laisse jaillir des invocations de louange, de merci, je me donne à lui par des cris d’amour…je lance des appels au secours pour moi et pour le monde en détresse.

Prier dans le quotidien ce n’est pas difficile et pas gênant… on peut prier dans les bouchons, en faisant la queue, se sentir ainsi dans la main de Dieu.

La familiarité avec Dieu ne demande pas de réflexion, mais seulement d’être présent. La comparaison avec les amoureux est éclairante : quand on s’aime, « ça sort tout seul ! ». Oui, mais là, Dieu nous semble quelques fois bien loin et le manque d’une présence tangible nous rend la parole difficile.

 

«  Il nous faut avoir patience avec tout le monde

et premièrement avec nous-mêmes. » 

 

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