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Bouquet de fleurs pour l’été 2017

Proposé par la commission : religieuses / laïcs de l’Union Saint François de Sales

Pour accompagner le bouquet de fleurs d’été…

 

Au nom de la commission Religieuses – Laïcs, je vous envoie ce bouquet d’été… toujours en lien avec la spiritualité de Saint François de Sales.

 

Le repos estival peut s’avérer propice à la méditation de quelques unes de ces fleurs.

C’est là une occasion de maintenir les liens qui nous unissent et l’envie commune de partager ce qui nous anime.

 

Les projets envisagés pour l’année 2016-2017 se sont réalisés. Vous avez pu avoir des échos de la Conférence du Père Fixes à Rodez en septembre, de la fête de Saint François de Sales à laquelle certains parmi vous ont participé en janvier et du pèlerinage début avril à Torfou « Sur les Pas de Charles Foyer » fondateur de la Congrégation des Sœurs de Sainte Marie.

 

Ce pèlerinage entre religieuses et laïcs  en lien avec l’une ou l’autre des deux congrégations a concrétisé en quelque sorte la demande de fusion de l’Union St François de Sales à la Congrégation Sainte Marie. Temps de découverte des lieux, de la personne du fondateur ( le Père Charles Foyer) du contexte historique de la fondation des Sœurs de Sainte Marie, de leur histoire et de la proximité de Spiritualité entre François de Sales et Charles Foyer dont il s’est inspiré en partie.

 

Est confiée à votre prière cette démarche de fusion entre les deux Congrégations. La demande de fusion a été faite par l’Union St François de Sales à la Congrégation des Sœurs de Sainte Marie. Elle avance dans le respect et la confiance réciproque. C’est au cours de leur Chapitre général qui se tiendra du 14 août au 3 septembre 2017 que les Sœurs de Sainte Marie donneront leur réponse à l’Union Saint François de Sales. Portons dans notre prière ce temps important de Chapitre. Que l’Esprit-Saint éclaire leur prière, leur réflexion et leurs décisions devant les enjeux apostoliques de leur mission de Congrégation.

 

Que Marie, François de Sales et Charles Foyer accompagnent le « bouquet de fleurs » sur chacune de nos  routes d’été.

 

 

Bon et bel été à tous et à chacun,

Pour la commission,

Catherine POMAREDE

 

 

 

 

 

(Du Chapitre XIV du Traité de l’Amour de Dieu n° 754  et 755

N° 754   On est fondé d’imaginer que Notre-Dame avait tant de joie à porter entre ses bras l’Enfant Jésus qu’elle n’en ressentait pas la fatigue ou du moins que sa joie la lui rendait agréable.  […] Et elle le faisait marcher à ses côtés, en le tenant par la main, ce n’est pas qu’elle n’eût préféré le porter sur son sein, mais elle lui apprenait ainsi à se tenir sur ses jambes et à marcher…

 

Marie dans sa fonction d’éducatrice, humaine… Elle est remplie d’amour quand elle porte l’enfant Jésus dans ses bras.

Elle le guide dans son apprentissage d’enfant : ce n’est pas très facile d’apprendre à marcher !

Elle le guide dans son apprentissage d’enfant en marche vers l’autonomie. Amener ses enfants vers l’autonomie, ce n’est pas toujours facile ! Quand ils sont devenus grands, le lien est là, fort, mais prend une toute autre forme.

Marie n’est pas dans une attitude de mère possessive, captatrice, dominatrice… Quel modèle pour les mamans de tous les temps !

A travers son attitude, nous pensons à la tendresse de la Vierge pour chacun de nous.

 

N° 755     Si l’on avait demandé à l’Enfant Jésus, tandis qu’Il était dans les bras de sa Mère : « Où allez-vous ? » n’aurait-il pas eu raison de répondre : « Moi, je ne vais pas ; c’est ma Mère qui va pour moi. »[…] « je vais là où ma Mère me porte ; je ne m’y rends pas avec elle, ni de mes propres pas ; j’y vais par les pas de ma Mère, par elle, et en elle ».[…] « De même que ma douce Mère marche pour moi, elle veut aussi pour moi […] de même que je ne marche que par ses pas, je ne veux que par son vouloir. Quand je me trouve dans ses bras, je n’ai dessein ni de vouloir, ni de ne pas vouloir, laissant ma Mère décider de tout. […] J’ai l’impression qu’elle est un arbre de vie et que je suis comme son fruit, que je suis son propre cœur, ou encore son âme au milieu de son cœur. Peu m’importe qu’elle aille vite ou lentement, ici ou là, je ne m’en inquiète pas. Il suffit d’être entre ses bras, serrant sa poitrine, où je m’allaite comme entre les lys…Ainsi donc, demeurez blotti contre le sein de votre Mère ; allez toujours en elle, par elle, ou avec elle, n’allez jamais sans elle.

« Je ne veux que par son vouloir… » Saint François de Sales nous invite à avoir les mêmes attitudes que celles de Jésus : confiance, abandon, humilité, amour filial.

Il nous exhorte à aller vers et avec Marie, même quand on est adulte ; à nous tourner vers elle dans la joie comme dans les peines.

« Allez toujours en elle, par elle, ou avec elle, n’allez jamais sans elle. » Tout à Jésus par Marie, signe de notre foi. La confiance absolue de Jésus est une invitation à aller à Lui par sa Mère et à se laisser porter par sa tendresse.

Cette formulation résonne avec « par Lui, avec Lui et en Lui » … Chrétiens, n’allons jamais sans Marie et sans l’Eglise !

« J’ai l’impression qu’elle est un arbre de vie » cet arbre de vie évoque la Genèse, Marie comme la nouvelle Eve. Pour certains cet arbre rappelle l’arbre de vie réalisé pendant le carême.

 

 

 

 

Sermon n° 10, « La Présentation de Marie », (dans Suivez fidèlement l’Evangile, sermons de l’abbé Foyer, curé de Torfou.

« Quelle est celle qui s’avance comme une aurore naissante ? »

[…] Marie nous apprend la manière dont nous devons nous offrir et nous donner à Dieu. Elle s’offre au Seigneur dès sa tendre enfance ; elle s’offre à Dieu sans aucune réserve ; elle s’offre à Dieu pour toujours. C’est ainsi, mes chers paroissiens, que nous devons nous offrir […] : nous donner à Dieu sans délai, sans partage, sans retour. Consultons le grand modèle que Marie nous présente…Une fois à Dieu, elle y fut pour toujours. Elle se donne au Seigneur dans la fleur de son âge, elle sera à Dieu jusqu’à la fin de sa course. Ce qu’elle est à la première heure, elle le sera jusqu’au dernier jour. Toujours fidèle, toujours exacte à l’observation de la loi de son Dieu, toujours soumise aux moindres signes de sa volonté, toujours dépendante des ordres de sa providence, toujours embrasée du feu de son saint amour ; les jours passeront, les années s’écouleront, les évènements se succèderont, mais les sentiments de son cœur seront invariables et permanents…

Vierge sainte, soyez touchée de notre misère et devenez plus que jamais la mère de miséricorde pour nous. Obtenez-nous la grâce d’avoir un cœurselon le désir de Dieu.

« Une fois à Dieu, elle y fut pour toujours […] toujours fidèle. » La fidélité de Marie est telle que : « les sentiments de son cœur seront invariables et permanents… » et tout au long de sa vie, de « son plus jeune âge » jusqu’à « la fin de sa course ». Cet engagement dans la durée et dans la fidélité n’est pas sans évoquer l’engagement pris dans le mariage ou dans la vie religieuse.

Nous, à notre tour, pourquoi, à son exemple ne pas nous donner « sans aucune réserve, pour toujours, sans délai, sans partage, sans retour », fidèlement ?

Etait-il vraiment plus facile pour être toute soumise à la volonté de Dieu parce qu’elle était sans péché ? Combien de temps a-t-elle mis pour comprendre l’ampleur de son « oui » donné dans la confiance de sa jeunesse ?

« Vierge sainte, soyez touchée de notre misère et devenez plus que jamais la mère de miséricorde pour nous. » Marie mère de miséricorde, Marie à qui nous demandons dans le « Je vous salue » de « prier pour nous »… Nous sommes pauvres, on ne sait pas toujours bien prier, on lui demande de nous soutenir et nous nous adressons à elle comme à une maman, pas comme à une déesse ! Elle intercède pour nous, elle est attentive à notre misère, à nos besoins.

 

Sermon n° 13, « Fête de la Toussaint »

On croit souvent surtout parmi le peuple que, pour arriver à la sainteté, il faut se distinguer par des dons extraordinaires ou se signaler par des actions éclatantes ; mais non mes frères, pour être saint, il est nécessaire ni de prédire l’avenir comme les prophètes, ni d’opérer des prodiges, ni d’aller prêcher l’Evangile aux nations infidèles comme les apôtres, ni de verser son sang pour la foi comme les martyrs ; il suffit d’observer fidèlement la loi de Dieu, de remplir les devoirs de son état. Il y a un grand nombre de saints qui sont parvenus à la sainteté en suivant cette route ; Marie elle-même n’en a pas suivi d’autre : elle ne s’est fait remarquer par aucun don extraordinaire, et nous ne lisons point dans l’Ecriture qu’elle ait fait un seul miracle, elle est cependant la plus sainte des créatures…

Pour cheminer vers la sainteté : pas de « tape à l’œil » mais : « il suffit d’observer fidèlement la loi de Dieu, de remplir les devoirs de son état. » Cela n’est pas sans évoquer « fleurir là où l’on a été semé » de François de Sales ! Il nous est demandé, dans le quotidien de nos vies, de vivre le mieux possible ce qu’on a à vivre. Dans notre quotidien (famille, travail), selon notre état (religieux, laïc) vivre de notre baptême…tout en pensant à ne pas confondre la sainteté et la perfection ! Il y a les efforts qu’on fait, ce que perçoit notre entourage et la manière dont on se situe face à une difficulté. De quelque nature que soit l’enjeu : soit on agit par force et en maugréant, soit on s’y attelle avec bon cœur ; au bout du compte la tâche est aussi ardue mais notre ressenti est différent : de bonne ou de mauvaise grâce et tout change !

Et si la sainteté c’était vivre notre baptême en nous appuyant sur Marie, mère de tendresse et de miséricorde ?

 

 

 

 

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